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Département 54

Plombier en Meurthe-et-Moselle

En Meurthe-et-Moselle, deux problèmes d’eau cohabitent sans se ressembler. Au sud, des colonnes collectives qui traversent des immeubles entiers. Au nord, des maisons ouvrières où chaque propriétaire a refait la plomberie à sa façon.

Plombier accroupi sous un évier de cuisine, en train de serrer un raccord de siphon avec une pince

Le réseau du 54

L’agglomération nancéienne concentre un parc d’immeubles considérable, dont une grande part construite avant 1948 : les réseaux d’eau y sont verticaux, collectifs, encastrés dans des gaines maçonnées, et une fuite s’y déclare rarement là où elle se voit. Le Pays-Haut relève d’une autre logique : des milliers de maisons bâties en série pour les mines et la sidérurgie, vendues à leurs occupants au fil des décennies, puis rénovées au rythme et au budget de chacun. Deux maisons mitoyennes identiques peuvent y avoir l’une du cuivre des années 1970, l’autre du PER posé l’an dernier, avec un raccord improvisé entre les deux. S’ajoute une particularité du bassin ferrifère : les affaissements liés aux anciennes exploitations ont localement déformé des canalisations enterrées, et cela se lit à la caméra plutôt que sur un plan.

Au sud, la colonne avant l’appartement

Dans l’agglomération de Nancy, la question qu’il faut se poser en premier n’est presque jamais « d’où vient l’eau dans mon logement », mais « est-ce que ce logement est encore concerné ».

Les immeubles d’avant-guerre du centre nancéien, ceux de Saint-Sébastien, du Boulevard d’Haussonville ou des Trois-Maisons, ont des colonnes montantes encastrées qui desservent tous les étages. Une fuite sur cette colonne se déclare au troisième et apparaît au premier. Le locataire qui appelle n’est pas celui qui a le problème, et l’intervention ne relève pas de son budget mais de celui de la copropriété.

C’est pour cela que la première question posée au téléphone porte sur ce que voient les voisins. Elle évite régulièrement à quelqu’un de payer une intervention qui incombe au syndic.

Les copropriétés des années 1960 et 1970, autour du Placieux, de Vandœuvre ou des Rives de Meurthe, posent le problème inverse : les colonnes en acier galvanisé posées à la construction arrivent en bout de course toutes en même temps. Quand une cage d’escalier commence à connaître des fuites, les suivantes arrivent rarement seules.

Au nord, une plomberie refaite par morceaux

Le Pays-Haut a été bâti d’un coup, pour loger les mineurs et les sidérurgistes. Les cités de Villerupt, de Mont-Saint-Martin ou de Longwy-Bas alignent des rues entières de maisons construites sur le même plan, à quelques années d’écart.

Puis le parc a été vendu, et là s’arrête la ressemblance. Chaque propriétaire a refait sa plomberie quand il l’a pu : une salle de bains dans les années 1980, une cuisine dix ans plus tard, un chauffe-eau déplacé entre-temps. Le résultat est un réseau en strates, où le plomb d’origine, le cuivre, le multicouche et le PER se succèdent parfois sur trois mètres de canalisation.

Ces raccords entre matériaux sont exactement les points qui lâchent. Le diagnostic s’y fait maison par maison, et la première chose qu’on cherche est l’endroit où deux époques se rencontrent.

Le sol qui a bougé

C’est une spécificité du bassin ferrifère, et elle ne concerne que le nord du département.

Les anciennes exploitations minières ont produit, par endroits, des affaissements de terrain. Ils sont anciens, cartographiés, et sans danger dans l’immense majorité des cas, mais ils ont localement déformé des canalisations enterrées : branchements d’eau potable, évacuations vers le collecteur.

Le symptôme est reconnaissable : une évacuation qui se bouche toujours au même endroit, quel que soit le nombre de débouchages. Ce n’est pas un problème d’usage, c’est une contre-pente créée par le terrain. La caméra le montre en une demi-heure, et permet de décider entre une réparation ponctuelle et une reprise de la portion.

Le calcaire, partout dans le département

Le plateau lorrain est calcaire, et l’eau distribuée sur l’ensemble de la Meurthe-et-Moselle est dure. Cela ne présente aucun risque sanitaire, mais cela a trois conséquences pratiques que tout le monde constate sans forcément faire le lien :

  • les mousseurs de robinets se colmatent en un an ;
  • les chauffe-eau entartrent leur résistance et perdent du volume utile, ce qui explique l’essentiel des pannes ;
  • les groupes de sécurité finissent par se bloquer si personne ne les manœuvre.

Trois gestes gratuits en viennent à bout : dévisser et faire tremper les mousseurs une fois par an, régler le chauffe-eau autour de soixante degrés plutôt que plus haut, et manœuvrer la molette du groupe de sécurité deux fois par an.

Là où nous n’avons pas encore de page

Le Pays-Haut est représenté par Longwy, dont la page détaille les deux visages de la commune. Sur le reste du bassin, Villerupt, Mont-Saint-Martin ou Val de Briey, nous intervenons exactement de la même façon, mais sans page dédiée : le diagnostic s’y fait entièrement sur place.

Cela ne change rien à l’intervention. Cela change seulement ce que vous pouvez lire avant d’appeler, et c’est pour cela que les questions posées au téléphone y sont un peu plus nombreuses.

Nos communes en Meurthe-et-Moselle

Chaque commune a sa page, avec l’âge de son réseau, la dureté de son eau et son délai d’intervention.

Et autour

Nous intervenons également sur ces communes, rattachées à la page de leur ville voisine.

  • Atton
  • Baccarat
  • Bénaménil
  • Blénod-lès-Pont-à-Mousson
  • Brabois
  • Bruley
  • Champigneulles
  • Chanteheux
  • Chavigny
  • Cosnes-et-Romain
  • Croismare
  • Dieulouard
  • Dommartin-lès-Toul
  • Écrouves
  • Essey-lès-Nancy
  • Fléville-devant-Nancy
  • Foug
  • Gondreville
  • Haucourt-Moulaine
  • Heillecourt
  • Hériménil
  • Herserange
  • Houdemont
  • Jarville-la-Malgrange
  • Jezainville
  • Jolivet
  • Laxou
  • Lexy
  • Longlaville
  • Lucey
  • Ludres
  • Maidières
  • Malzéville
  • Maxéville
  • Moncel-lès-Lunéville
  • Mont-Saint-Martin
  • Montauville
  • Nancy
  • Norroy-lès-Pont-à-Mousson
  • Rehon
  • Saint-Max
  • Sexey-les-Bois
  • Tomblaine
  • Vandœuvre-lès-Nancy
  • Velaine-en-Haye
  • Villers-lès-Nancy
  • Villey-Saint-Étienne

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