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SPV Services

Département 88

Plombier dans les Vosges

Les Vosges sont le seul de nos trois départements où l’eau n’attaque pas partout de la même façon. Sur le massif elle ronge le cuivre, en plaine elle l’entartre. Et l’hiver s’occupe du reste.

Le réseau du 88

Le département se partage entre deux mondes hydrauliques. À l’est, le massif granitique distribue une eau naturellement douce et légèrement acide : elle ne dépose aucun calcaire, ce qui passe pour une chance, mais elle est agressive pour les métaux et perce les canalisations en cuivre par de minuscules trous d’épingle, souvent après vingt ou trente ans. À l’ouest, la plaine autour de Neufchâteau, Mirecourt et Vittel repose sur le même plateau calcaire que le reste de la Lorraine, avec une eau dure et les problèmes d’entartrage classiques. S’ajoute un facteur qu’aucun autre de nos départements ne connaît à ce degré : l’altitude, le gel, et une proportion de résidences secondaires et de meublés de tourisme laissés sans chauffage plusieurs mois par an.

Deux eaux, deux plomberies

C’est ce qui rend ce département particulier, et ce que beaucoup d’artisans venus de la plaine découvrent sur place.

Sur le massif, de Gérardmer à Saint-Dié en passant par Remiremont et La Bresse, l’eau vient du granite. Elle est douce, faiblement minéralisée, et légèrement acide. Aucun tartre ne se dépose, les mousseurs restent propres, les chauffe-eau ne s’entartrent pas.

Le revers est moins connu. Une eau douce et acide est agressive pour les métaux. Elle attaque lentement le cuivre de l’intérieur, jusqu’à le percer par de minuscules trous d’épingle. Le symptôme typique est une fuite qui apparaît sur une canalisation en parfait état apparent, sans raison visible, puis une autre quelques mois plus tard sur le même réseau. Ce n’est pas de la malchance : c’est la fin de vie d’un cuivre qui a travaillé trente ans en eau agressive.

Deux autres signes accompagnent ce phénomène et méritent d’être signalés à l’appel : des traces bleu-vert dans un lavabo ou une baignoire, et une eau qui a un goût métallique au premier tirage du matin.

En plaine, à l’ouest d’une ligne Neufchâteau, Vittel, Mirecourt, on retrouve le plateau calcaire et l’eau dure de toute la Lorraine, avec les mêmes conséquences qu’ailleurs : résistances de chauffe-eau entartrées, mousseurs colmatés, groupes de sécurité bloqués.

Un même département, deux entretiens opposés. C’est la première question posée au téléphone.

Le gel, et le geste qui l’évite

L’altitude change la nature des appels d’hiver.

Une canalisation gelée n’est pas seulement bloquée : l’eau qui gèle prend du volume et fend le tuyau. Le dégât ne se voit pas tant qu’il gèle encore. Il se découvre au dégel, quand l’eau se remet à circuler et sort par la fissure, en général dans un logement où personne n’est présent.

Les points qui gèlent en premier sont toujours les mêmes : les canalisations qui passent en cave non chauffée, dans un garage, dans un vide sanitaire, sur un mur nord en façade, et les robinets extérieurs de jardin.

Le geste qui règle la quasi-totalité des cas s’appelle la mise hors gel, et il n’a rien de compliqué : fermer l’arrivée d’eau générale, puis ouvrir tous les robinets du logement, en position mitigée, et laisser le réseau se vider. Il n’y a plus d’eau à geler. Sur un robinet extérieur, la vanne intérieure se ferme et le robinet reste ouvert tout l’hiver.

Cette mise hors gel est ce qu’il faut faire avant de fermer une maison pour la saison, et elle vaut aussi pour le chauffe-eau si le logement reste vide plusieurs mois.

Les maisons qu’on n’habite pas

Le massif vosgien compte une proportion de résidences secondaires et de meublés de tourisme sans équivalent régional. Cela produit un type d’appel très particulier, et souvent le plus coûteux.

Un logement fermé de novembre à avril, ou loué à la semaine avec des périodes de vacance, ne signale rien. Une fuite y coule pendant des semaines. Un chauffe-eau qui perce vide sa cuve dans un plancher. Le propriétaire, qui habite parfois à plusieurs centaines de kilomètres, découvre les dégâts à son arrivée.

Trois précautions changent l’issue, et elles sont valables pour un particulier comme pour un loueur :

  • Couper l’eau au robinet d’arrêt général à chaque départ prolongé, et pas seulement l’hiver. Un logement sans eau sous pression ne peut pas être inondé.
  • Confier une clé et le numéro d’un artisan à un voisin ou à une conciergerie. Sur un logement isolé, le temps d’accès pèse plus lourd que le temps de route.
  • Relever le compteur à chaque passage. C’est le seul indicateur disponible quand personne ne vit sur place.

Les distances, et ce qu’elles impliquent

Trois cent cinquante mille habitants répartis sur plus de cinq cents communes, avec un relief qui allonge tous les trajets : le département est le plus dispersé des trois, et le délai d’intervention y est d’une heure, pas de trente minutes.

Cela ne change rien à la disponibilité, mais cela change ce qu’il faut faire en attendant. Sur une fuite, couper l’arrivée d’eau générale n’est pas un conseil de confort : c’est ce qui détermine l’ampleur des dégâts. Le robinet d’arrêt se trouve généralement près du compteur, sous l’évier, ou dans le local technique. Le repérer un jour où tout va bien est la meilleure préparation possible.

Là où nous n’avons pas encore de page

Le département compte plus de cinq cents communes et nos pages n’en détaillent que six. Sur La Bresse, Vittel, Mirecourt, Rambervillers ou Bruyères, nous intervenons de la même façon, dans le même délai d’une heure.

Une seule question compte alors davantage qu’ailleurs, et elle vous sera posée : êtes-vous plutôt du côté du massif ou de la plaine. C’est elle qui détermine si votre eau entartre ou si elle attaque, et donc ce qu’il faut emporter.

Nos communes dans les Vosges

Chaque commune a sa page, avec l’âge de son réseau, la dureté de son eau et son délai d’intervention.

Et autour

Nous intervenons également sur ces communes, rattachées à la page de leur ville voisine.

  • Anould
  • Attignéville
  • Certilleux
  • Chantraine
  • Chavelot
  • Coussey
  • Deyvillers
  • Dinozé
  • Dogneville
  • Dommartin-lès-Remiremont
  • Éloyes
  • Épinal
  • Fraize
  • Frebécourt
  • Girancourt
  • Golbey
  • Grand
  • Granges-Aumontzey
  • Jeuxey
  • La Bresse
  • Landaville
  • Le Tholy
  • Le Val-d’Ajol
  • Les Forges
  • Liézey
  • Nayemont-les-Fosses
  • Raon-l’Étape
  • Rebeuville
  • Rehaupal
  • Saint-Étienne-lès-Remiremont
  • Saint-Nabord
  • Sainte-Marguerite
  • Saulcy-sur-Meurthe
  • Taintrux
  • Thaon-les-Vosges
  • Uxegney
  • Vecoux
  • Xonrupt-Longemer

Nos interventions de plomberie dans le 88

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